Échos-graphies...
de Comme un livre ouvert
Ton livre est bien équilibré et diversifié. Ça ouvre beaucoup de portes. L'exercice de l'oiseau dans la poitrine m'a fait aller exactement là où il fallait pour démarrer mon projet qui mijote depuis si longtemps. L'oiseau d'or doit sortir...
Lise Lemay
Je vous ai choisi pour l'envoi de ma carte de visite cosmique *. En toute humilité je vous l'offre pour vous remercier de votre magnifique livre 'Comme un livre ouvert'. Je suis en démarche d'écriture et je m'ouvre à tout un monde grâce à vous… Concernant les exercices, je crois que l'inspiration et/ou le niveau de difficultés sont directement liés à mon état d'esprit ou d'être au moment où j'y travaille. Parfois je sens que je suis dans la créativité et par d'autres moments, je suis "prisonnière" de mon rationnel. C'est mon principal obstacle.
*exercice d’écriture suggéré dans mon ouvrage
M. Tardif
Bonjour Madame Neveu,
J'ai presque terminé "Comme un livre ouvert", il ne me reste qu'un chapitre. Je dois vous avouer que ce livre a été pour moi une révélation. Il a ouvert des portes que j'avais fermées depuis très longtemps. Merci beaucoup.
Sylvie Lavoie
Denise,
C’est la première fois en 40 ans de carrière que je croise quelqu’un qui traite les mots et l’écriture comme je le fais avec le vêtement, le corps et les apparences. Ce livre me parle de conscience et d’ancrage à la vie et non de méthodes et de techniques. Certains exercices proposés sont dignes d’un atelier de chamanisme 101. Attention! L’usage peut amorcer la guérison.
Luc Breton
Deux extraits du blogue de Anne Jutras, artiste multidisciplinaire et auteure pour la jeunesse (www.annejutras.blogspot.com)
19 juillet 2007
Les mots escaliers en spirale
Faire le ménage de votre ordi peut parfois occasionner de belles surprises. Pas toujours, mais dans mon cas, ce fut positif. Des trouvailles. De vieux textes que j'avais complètement oubliés! Écrits par l'entremise d'exercices proposés dans le livre Comme un livre ouvert, de Denise Neveu. (Excellent livre, en passant.) J'ai pensé que ça serait amusant de vous en partager un. D'ailleurs, si le coeur vous en dit, je vous invite à pratiquer le même exercice. Des révélations insoupçonnées pourraient éclore...
Voici l'exercice proposé : Choisissez un mot de cette citation et, par associations spontanées, inscrivez ici une quinzaine de mots en spirale. Souvenez-vous qu’en écriture le plus involontaire possible, la rapidité est capitale.
Mots choisis: Comment exprimer?
Torture, affront, trahison, risque, douleur, pendaison, difficile, frayeur, noirceur, seul, solitude, souvenirs pénibles, résistance, peur, mémoire cachée, rébellion, docilité précaire.
Laissez-vous attirer par un mot de la liste que vous venez de dresser et utilisez-le comme clé pour ouvrir la porte de votre plus lointain souvenir d’écriture.
Mots choisis : Souvenirs pénibles
En 9e secondaire, je lisais beaucoup, du moins c’est ce que je laissais sous-entendre. En réalité, je ne lisais pas autant que je le prétendais, mais ça, c’est une autre histoire. J’étais passionnée par la lecture des romans du Club des cinq, aventure, péril, liberté, amitié et danger étaient au rendez-vous. Bref, je m’évadais, me grisant d’aventures imaginaires, et cela, dans le confort douillet de ma chambre. Un passe-temps de solitaire, qui dérangeait un peu mes amis (ies). Ils relevaient souvent la remarque à ce sujet, et j’en étais fière. À vrai dire, j’avais le sentiment, légitime, de faire quelque chose qui me différenciait des autres. Qui me démarquait. Je ressentais, avec délice, les premiers sentiments reliés à la marginalité. Évidemment, la lecture de ces bouquins me transmettait le goût d’écrire. Et pas à peu près. Je brûlais d’envie d’écrire moi aussi! D’un naturel rêveur, je me suis mise à imaginer des scènes dans ma tête, tandis qu’une résolution naissait dans mon cœur: plus tard, je deviendrais écrivaine.
Mon prof de français ayant eu vent de mon intention, me demanda de rédiger une activité de plein air que nous avions eu avec l’école. Surprise, j’ai accepté avec joie. Toutefois, j’ai éprouvé quelques difficultés à la composer. Somme toute, je lui ai remis un texte qui me semblait satisfaisant. J’avais hâte de voir ma composition imprimée dans le journal de l’école! À ma grande déception, il n’a jamais été publié. Oh, il y a bien eu un résumé de l’activité en question, mais ce n’était pas le mien. C’était celui d’un autre. Échec cuisant… Frustration. Trahison. Pour moi, le message était clair : je n’avais pas le talent requis pour devenir écrivaine, inutile de perdre son temps avec des rêves futiles. Inaccessibles. Dès lors, j’ai laissé tomber mon rêve d’enfance. J’ai cessé de considérer ce rêve comme une réalité que je pouvais réaliser.
Mais, à mon insu, le rêve est resté là, au creux de moi, ne me quittant jamais…
11 août 2007
Voici l'un de mes textes tirés de l'écriture primitive (exercice proposé dans le livre de Denise Neveu) :
Si je frappais sur mon coeur, quel son rendrait-il en cet instant inédit?
Si je frappais sur mon coeur, il rendrait sûrement un son de tristesse, une larme de révolte, un tumulte incandescent, une rivière de douleur. Le mal s'y est logé sans pouvoir en sortir. Des mains immenses s'en sont emparées, me volant ma volonté. Aurais-je la force de les affronter ? De laisser émerger un son doré ? Mon coeur se serre, refoulant le désir de s'accomplir. De bondir. De se réjouir. D'être là, tout simplement.
Le son de la révolte gronde, mais se calme et se fait doux à l'appel du matin. Celui du réveil, de la gloire. J'aimerais produire un son harmonieux, pour que tout le monde puisse l'écouter. L'entendre. Ma bouche se ferme, trop timide de pensées à exprimer. Le geste est simple, l'intention se pare de lourdeur, comme une expression tragique. Mon coeur se meurt d'être écouté, d'épancher sa passion de mots colorés et puissants.
Écoute, écoute mon coeur battre pour toi. Écoute...
Bonjour Denise
La Vie a mis dans mes mains Comme un livre ouvert, la journée même de son lancement. En fait, j'ai passé la soirée avec vous puisque j'ai fait un survol de votre livre. Vous avez pas idée comme mon âme était excitée. Dans ce temps-là, elle gigue. Eh ben, elle a passé la soirée à giguer. Quand elle est dans cet état-là, c'est qu'au-delà de tous les interdits, la femme sauvage est de retour. Je m'ennuie tellement d'elle! Et j'ai idée qu'avec l'écriture sans frontières, on pourrait trouver moyen de passer de bons moments ensemble et de pas s'éloigner l'une de l'autre trop longtemps.
Colette L.
Denise,
J'ai terminé les exercices de ton livre. C'est bien équilibré et diversifié. Ça ouvre beaucoup de portes. Je l'ai passé à une amie, elle aime beaucoup.
L'exercice de l'oiseau dans la poitrine m'a fait aller exactement là où il fallait pour démarrer mon projet qui mijote depuis si longtemps. L'oiseau d'or doit sortir... L'écriture devient pour moi la présence du passé si riche, du futur si excitant, le tout ancré dans un présent nourrissant grâce à des gens de ta qualité . Amitiés,
Lise Lemay
Chère Denise,
Merci encore pour ton beau livre qui a agi sur moi comme un déclencheur. Cela tient presque à la magie! [...] Robertson Davies disait que “ writing is a humbling task “. Il n'existe aucun équivalent français. “ Humiliant “ ne rend pas le sens. Moi je dirais qu'écrire est un labeur amodestissant . En ce sens qu'il oblige celui qui écrit à ne pas chercher à faire de belles phrases, lesquelles sont très souvent des plagiats inconscients, mais bien plutôt à s'épurer jusqu'à l'os, jusqu'à l'authentique, jusqu'à l'émotion enfouie en nous-même et surtout... à s'en accommoder parce que c'est elle qui est vraie. C'est peut-être un labeur d'ascèse ?
Nicolef
Denise,
Voilà ce que m'a inspiré ta proposition sur le Cosmos.
Je suis Simone Leclerc Cosmos. J'habite le Cosmos depuis bientôt 65 ans sous la forme humaine que m'a dévolue mes parents cosmossiens.
Par un juste retour des choses, je joindrai peut-être l'ivrogne-dans-son vomi au royaume de la flore revue et corrigée par ma chair désintégrée... Belle et coquine comme une pensée. Une fois devenue "infloressence", hé bien! Je me laisserai tout simplement "polleniser" pour l'éternité par l'ivrogne devenu absinth-le-bienheureux.
En présentant ton livre à mon cercle de lecture, j'ai dit à mes amies comme je suis épatée de ce talent littéraire et didactique, comme je me suis amusée à lire ce langage imagé, ces mots inventés, ces propositions géniales, ces titres évocateurs.
Simone
Bonjour Denise,
Merci mille fois merci pour ton livre si généreux et si encourageant. Je sens qu'il va devenir mon livre de chevet pour l'écriture et même plus encore. De lire dans un livre les autres écritures m'a donné confiance en la mienne. Chacune a son chant et sa voix et nos mains d'écritures sont vraies. Merci de m'avoir donné une place dans ce livre majestueux. J'en suis émue et très touchée.
Diane Boivin
Un mot en passant…
Mon amie Audette est dans les mers du Sud avec son frère. Elle a lu avec beaucoup d'intérêt 20 pages de ton livre et elle se propose de faire tous les exercices. Cette activité de vacances peut être très salutaire pour les personnes très prises par le tourbillon de la vie…
Ciao Irène
Bonjour toi,
Je viens de terminer ton « livre ouvert » et j'ai le goût de te laisser le dernier paragraphe que nous avions à écrire sur la momie Chachapoyas, en guise de remerciement pour ce travail magnifique que tu as réalisé :
Ce livre d'or, je le confonds avec ce «livre ouvert» que je m'apprête à refermer et que j'ai le goût de signer avec ma plume, ainsi :
à Denise qui fut ma visiteuse Chachapoyas tout au long de cette aventure-écriture-graffitis.
Les mots qui sont devenus «figés» ou «momifiés» dans le livre ont toute la force, quand on les reprend et qu'on les fait nôtres, d'une renaissance personnelle. Ils constituent une mosaïque nouvelle de ma vie que je me ré-approprie autrement. Telle une Chamane, tu invites à un voyage initiatique dans les profondeurs des eaux crevées de notre Histoire, constituée de ces cailloux semblant inoffensifs mais qui, à force de faire des ronds dans l'eau, jettent un pavé dans la mare! Le fleuve, témoin de mon enfance, s'est agrandi…
Je referme ce livre que j'espère garder ouvert encore longtemps. Et comme dans toute fin, il y a une tristesse…
Denise Bilodeau
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